Il y a quelques années, j’ai eu la chance d’entrer dans la galaxie des collectifs enseignants. Quelle ne fut pas ma joie quand il y a deux ans de cela, Nathalie Jetha, directrice du Canopé 78, me contacte pour que j’intervienne sur ce sujet pour le podcast Extra Classe.
Quand on commence à mettre un pied dans un collectif enseignant, c’est tout un monde qui s’ouvre à nous. Fermez les yeux et imaginez une salle des profs composée d’enseignants qui travaillent conjointement sur des thématiques et centres d’intérêt qui sont aussi vôtres. Je ne sais pas vous mais cela donne l’eau à la bouche sur papier. Il n’existe pas un type de collectif mais plusieurs, votre salle des professeurs dans votre établissement peut déjà en être un, dans cette salle, plusieurs collectifs peuvent co-exister, certains sont institutionnalisés (Groupes d’Expérimentations Pédagogiques, formateurs disciplinaires,…), d’autres sont informels.
Ces initiatives sont de réelles opportunités pour apprendre, grandir et se développer professionnellement. L’ADN du tout premier collectif que j’ai rejoint était le jeu puis nous avons cofondé avec quelques enseignants le collectif Team Ludens
. J’ai rejoint d’autres collectifs et associations en parallèle au fil de mes intérêts professionnels et personnels et chacun d’entre eux m’apportent beaucoup.
Au sein des collectifs, on retrouve des organisations différentes : certains se rencontrent de manière régulière, d’autres de manières plus ponctuelles, certains deviennent des associations… Dans tous les cas, les objectifs sont plus ou moins les mêmes : observer, réfléchir, mutualiser, travailler ensemble dans un but plutôt noble puisque la finalité est le partage de ressources à l’attention de cibles claires (enseignants, formateurs,…).
Au fil des années, j’ai eu la chance de rencontrer des personnes compétentes et fabuleuses qui m’ont beaucoup apporté. Cela m’a permis notamment d’animer des ateliers sur des sujets que je maîtrisais, de prendre confiance devant un public adulte. Je peux affirmer que je n’aurais jamais postulé pour la DRANE de Versailles si je n’avais pas eu toutes ces expériences en amont (le fameux syndrome de l’imposteur). DRANE que je considère également comme un collectif, institutionnel, qui est un vivier incroyable. Cette expérience est un accélérateur de développement de compétences, j’ai été formé, j’ai pu suivre des conférences de chercheurs et chercheuses et j’ai également animé des formations à moins tour, je pense aussi affirmer que je n’aurais jamais passé le CAFFA (en aurais-je entendu parler ?). En résumé, sans toutes ces rencontres et expériences, je ne me serai pas, et je le pense profondément, développé autant professionnellement.
Cet épisode fut un moment qui m’a permis et qui me permet encore de remercier du fond du cœur toutes les initiatives enseignantes, tous les collectifs qui existent. Sans eux et sans elles, il est fort probable que la plupart des ressources (sites, articles, productions,…) n’auraient jamais vu le jour, que des centaines et des centaines d’enseignants ne se seraient peut-être pas autant développé au sein ou en dehors de ces collectifs. Longue vie à l’épanouissement et au développement professionnel !
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